Paris

Dur retour en France

claude17Publié par

Nous partons à l’aéroport le matin pour prendre un vol jusqu’à Buenos Aires où nous passerons la nuit et récupérerons des bagages que nous avons laissés chez Julien avant le départ pour la Patagonie.

Pas de retard, le petit avion semble vouloir décoller à l’heure.

Nous volons depuis une heure environ et on nous annonce que l’avion va faire demi-tour pour nous poser dans un tout petit aéroport perdu dans la pampa parce qu’il a un problème technique.

Bon, pas d’inquiétude pour le moment, mieux vaut prendre du retard que nous crasher!

Nous atterrissons donc dans ce trou perdu et prenons notre mal en patience en attendant que l’on nous donne des nouvelles. Au bout de deux heures, on nous dit que le problème va être réparé et que nous redécollerons bientôt…

Je vois Alain qui commence à tourner en rond, à aller parler aux gens pour essayer d’en savoir plus et d’avoir une idée de l’état d’esprit des autres passagers. mais comme je l’ai déjà dit, les argentins sont très zen! Ils attendent tranquillement, sans s’énerver, sans râler!

Moi, je ne m’affole pas trop, je me dis qu’il nous reste tout de même tout l’après-midi, à ce propos, nous commençons à avoir faim. Il n’y a rien dans l’aéroport, le désert. La compagnie nous apporte des en-cas mais on ne nous donne pas d’autres nouvelles.

La fin d’après-midi approche et l’angoisse monte. Nous commençons à être inquiets pour notre vol retour vers Paris demain vers midi. Bon, allez, nous avons encore du temps. Alain, lui, est fou. Il voit tous les gens très calmes et il ne sait pas à qui s’adresser pour trouver une oreille compatissante. Un type le rassure et lui dit de ne pas s’affoler, qu’il est d’ici et qu’il n’a jamais de problème avec les vols. Il lui dit que nous aurons notre avion…

Mais la nuit tombe et l’avion n’est toujours pas réparé. Je n’en dis pas plus sur l’état dans lequel se trouve Alain.

Il est 3H du matin et on nous emmène dans un hôtel du village parce que l’avion ne pourra pas décoller avant demain matin 7H! Cette fois, nous savons qu’au mieux, nous réussissons à avoir notre vol sans avoir le temps de reprendre les bagages chez Julien, au pire, nous loupons l’avion.

Nous ne  dormons quasiment pas. A 6H30, une navette vient nous chercher tous et cette fois, nous embarquons. A l’arrivée à Buenos Aires, nous avons juste le temps d’attraper le vol pour Paris à 5 minutes près. Nous croisons le type qui nous avait rassurés, la compagnie lui a perdu sa valise!

Après cette course endiablée dans l’aéroport nous soufflons dans nos sièges et je ne tarde pas à m’endormir malgré les turbulences énormes. Mais je suis réveillée d’un coup par des cris, il n’y a plus de lumière dans l’avion, il a le nez vers le sol et il tombe! Ceci dure peut-être une minute mais c’est une éternité pour nous. Cette fois, les gens s’affolent et hurlent. Mais le calme revient, l’avion se rétablit et nous ne saurons jamais ce qui s’est passé.

Alain et moi, une fois les pieds sur terre jurons de ne plus reprendre l’avion…

Paris, neige, bruine, gris, triste… mais nous sommes vivants!